Au détour d’un vide-grenier et d’un cageot de bandes dessinées, j’ai découvert – serais-je donc la seule ? – que Goscinny et Uderzo avaient collaboré pour autre chose avant les aventures d’Astérix et Obélix ! Bien sûr, de manière assez illogique, j’ai lu le seul numéro que j’ai trouvé, le quatrième et dernier tome des histoires de Jehan Pistolet, pour son voyages dans les Amériques. Date de création surprenante pour un récit n’ayant pas pris de coup de vieux car, sorti initialement dans des journaux belges dans les années 50, il a été republié sous forme d’albums dans les années 80 et 90.

La première page, comme dans Astérix, présente les personnages et l’époque : Jehan Pistolet est corsaire pour le Roy au XVIIIème siècle, et entouré de son équipage, il voyage par mers et océans à bord de son bateau « La Brave ».

Ce volume s’intéresse à l’Amérique encore assez sauvage, où l’on peut trouver un calmant pour le « foy » de notre bon roy ! Jehan est donc envoyé sur le nouveau continent, où il doit survivre aux nombreux dangers qui l’attendent afin de trouver le remède et le ramener en France. La rencontre avec les américains ne se fait pas sans heurts, on peut l’imaginer, et réussir à se faire respecter par les Indiens demande un peu de temps. Après la traversée d’un désert, des épreuves de courage chez les Indiens, et l’emprisonnement dans une ville nouvelle assoiffée de mises à mort, ils parviennent enfin à trouver la plante tant convoitée.

On retrouve la plume de Goscinny et la patte d’Uderzo, ce qui facilite la lecture des histoire de Jehan Pistolet à ceux qui ont bien du mal, comme moi, à ouvrir autre chose qu’un Astérix ou un Lucky Luke. L’humour y est aussi présent dans les situations, mais moins dans les jeux de mots peut-être. Quoi qu’il en soit, l’histoire tient la route et on regrette qu’il n’y ait pas d’autres albums dans cette série pour prolonger ce bon moment !

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