Comment est-ce possible de voir de ses yeux que l’Apocalypse a bien eu lieu ? Eh bien, en croisant le chemin des viruls… souvenez-vous, on les avait déjà rencontrés dans l’article sur Le Passage, premier tome de la trilogie de Justin Cronin ! Dans ce deuxième volume, nos protagonistes sont arrivés à Kerrville, la grande ville recréée pour les survivants suite à l’invasion virule.

Les sorties de l’expéditionnaire, le corps d’armée, se font régulières afin de retrouver chaque membre des Douze (qui ne sont plus que onze en fait) pour les exterminer. Le courage de Peter Jaxon ou d’Alicia ne connaît pas de faille, surtout après tout ce qu’ils ont vécu dans le premier tome. Alicia, dorénavant contaminée par le virus virul, a acquis des capacités physiques hors norme et ses yeux ont pris une couleur rouge. Cependant elle reste d’apparence humaine et continue à défendre les intérêts de l’armée. Amy, quant à elle, travaille comme Sœur à l’orphelinat, où elle garde un œil sur Caleb, le neveu de Peter. Ce poste lui permet de se sentir utile et elle s’y épanouit, sans attirer la curiosité des autres Sœurs, alors même qu’elle ne vieillit pas…

Mais l’appel de sa « nature » se fait un jour sentir, quand des douleurs au ventre se sont de plus en plus présentes. Une voix se fait entendre en elle, et elle décide de partir retrouver celui qui lui parle. La mission solitaire d’Alicia et les pas hors armée de Peter et ses amis, comme s’ils étaient liés par un destin commun, les mèneront tous au même endroit, et ils découvriront que l’horreur dont ils avaient été témoin jusque là n’était pas complète. Les viruls ne sont peut-être pas les plus grands ennemis de l’homme…

La narration est découpée en plusieurs grandes parties renvoyant à différentes époques, situées non plus par rapport à la naissance du Christ, mais à l’arrivée des viruls, ayant chamboulé totalement l’organisation mondiale et le cours de l’Histoire. Il est un peu complexe au début de replacer chacun dans son contexte et de savoir quel est le lien entre chaque époque, mais finalement tout se lie pour une compréhension globale de l’Histoire. Tout converge vers cette bataille finale qui, bien qu’elle soit l’apogée de ce roman, paraît un peu tirée par les cheveux. On pourra critiquer les choix de l’auteur dans l’évolution qu’il a donnée à son récit pourtant très convaincant à l’origine, mais la passion du lecteur pour en lire toujours plus n’est pas entamée, au contraire ! L’attente jusqu’à la publication du troisième tome sera bien longue pour savoir le fin mot de l’Histoire…

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