Récemment, on m’a demandé si j’aimais la musique classique… « Euh, je ne sais pas, tu veux dire classique classique ou classique moyen… ? » En bref, j’avais quelques souvenirs de mon initiation en cours de musique au collège, et peut-être une attention particulière pour les quelques pubs à la télé avec des mélodies au violoncelle… alors quand on m’a proposé d’aller à l’opéra voir (enfin plutôt écouter) un orchestre symphonique, j’ai sauté sur l’occasion !

Nous voilà donc au pied de l’escalier majestueux menant aux différents balcons… oui, de vrais balcons comme dans les opéras d’antan, à suivre la foule d’habitués sachant exactement où était leur place. Beaucoup de cheveux gris ou blancs autour de nous, aux mises en pli parfois improbables, surplombant des habits du dimanche – portant bien leur nom, vu que nous étions bien dimanche – et nous, en jeans-baskets !

Une fois en haut, les poumons à moitié expulsés par les quatre étages d’escaliers, et une fois notre place atteinte et quelques orteils écrasés au passage (« pardon, pardon… oh excusez-moi… pardon…), la vue paraît impressionnante du haut du « poulailler », dernière étage au dessus de la scène : quasiment 70 musiciens accordent leurs instruments dans un joyeux vacarme, avant que les lumières s’éteignent et que le chef d’orchestre fasse son apparition sous les applaudissements. Le plafond est couvert d’une grande fresque classique aux couleurs un peu passées, et les sculptures sur les murs ainsi que les rideaux de velours rouge en ajoutent à la décoration de la grande époque.

Puis la lumière s’éteint et les têtes se penchent à chaque loge pour observer la chorégraphie des musiciens et de leur chef. Le silence est religieux alors que les mélodies nous atteignent sans la déformation des micros, car le public est installé à la verticale pour mieux ressentir la musique.

Même sans aucune connaissance précise de ces œuvres, on ne peut que se laisser bercer par la mélodie, et être impressionné par la virtuosité de chacun. Les frissons gagnent à chaque crescendo, les émotions apparaissent lorsque la mélodie se fait plus douce…

Après deux œuvres de compositeurs des XIXème et XXème siècle, j’ai retrouvé quelques uns de mes repères en entendant la reprise de quelques morceaux du film « Psychose » d’Hitchcock, puis les grands thèmes de Star Wars qui m’ont donné la chair de poule, portés par la puissance de tous ces musiciens ! Et la cerise sur le gâteau, au rappel, fut de voir le chef d’orchestre revenir avec une baguette fluo pour diriger sa troupe, en clin d’œil aux fameux sabres laser de Dark Vador ou de Luke Skywalker, pour reprendre plus légèrement mais toujours avec autant de sérieux « La marche impériale ».

Vous l’aurez compris, l’opéra m’aura fait grande impression ce jour-là, même sans Castafiore, et j’attends avec impatience de pouvoir y retourner, cette fois-ci pour un concert sans doute plus « classique »… « Classique ? Est-ce que j’aime la musique classique…? Ah mais oui, j’ââââdoooooore les sensations qu’elle procure… ! Justement, il faut que je vous raconte la fois où je suis allée à l’opéra… »