Les chiots, ce sont ces copains qui vivent dans la banlieue de Lima au Pérou et qui grandissent ensemble. Ils vont tous à l’école catholique et sont tous passionnés par le foot. Cuéllar, le dernier arrivé dans la bande, s’entraîne tout un été afin d’être à la hauteur de l’équipe constituée par la classe. Mais lors d’un entraînement avec les copains à l’école, le chien de garde est malheureusement sorti de sa cage et s’en prend à lui… Quelques semaines plus tard après sa convalescence à l’hôpital, ce dernier peut revenir à l’école mais il a bien du mal à gérer le surnom qu’on lui a attribué, Petit-Zizi, suite à l’accident avec le chien qui l’aurait gravement blessé à ce niveau-là.

Les enfants grandissent et deviennent des ados puis des hommes, et le foot est bientôt délaissé afin d’avoir plus de temps à consacrer aux filles. Les personnalités s’affirment, les taquineries entre copains forgent les caractères, mais Cuéllar prend parfois la mouche. Pourquoi n’a-t-il toujours pas de petite amie comme ses copains ? Et pourquoi, malgré les nombreux cadeaux de ses parents, ne trouve-t-il pas la paix et devient-il difficile à gérer ?

Les chiots, ce sont donc cette bande de garçons qui sont fou-fous, qui s’amusent et qui se donnent des coups de dents. Ils font beaucoup de bruit, légers comme les jours qui passent… mais la vie n’est pas aussi simple et Cuéllar doit trouver un moyen de vivre avec lui-même.

La plume de Mario Vargas Llosa est particulière, mêlant discours direct, indirect et indirect libre de manière assez étonnante. Il est parfois compliqué de comprendre qui parle et pourquoi ces changements de points de vue ont lieu au sein de mêmes phrases, mais cela donne au récit une identité propre : le lecteur se voit au milieu du groupe dans le brouhaha des échanges, et peu importe qui parle, finalement, on suit le mouvement sans toujours le maîtriser.

Les dernières pages arrivent trop vite (environ 80 pages de récit seulement), et on se prend un bon coup dans la figure avec la chute de l’histoire. Les indices étaient peut-être disséminés mais, prise dans le rythme du texte, je ne les ai pas saisis. Après tout, ce n’est pas grave. J’ai oublié pendant une heure ou deux qui j’étais, où j’étais… mais préparez-vous, le retour à la réalité vous prendra un peu de temps.

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