Si vous avez aimé Les piliers de la terre dans l’article publié il y a quelques temps déjà, vous allez forcément aimer la suite, “Un monde sans fin”, toujours de Ken Follett, publié en 2007.

Une fois n’est pas coutume, j’ai choisi de le lire dans la langue originale, et je ne me lasse pas de tourner avidement les pages pour savoir le déroulement de l’histoire. Mille deux cents pages ne devraient d’ailleurs pas vous faire peur, car je crois bien que ce deuxième volume est encore mieux que le premier!

Est-ce possible? Vous m’en direz des nouvelles, une fois que vous aurez fait la connaissance de l’héroïne, Caris, et de son ami d’enfance, Merthin. L’histoire se passe toujours à Kingsbridge, mais cette fois-ci, dans l’Angleterre des années 1300, c’est-à-dire près de deux cents ans après la construction de la cathédrale par Jack le Bâtisseur. La cathédrale fait maintenant partie du paysage, ainsi que le prieuré de Kingsbridge et la ville qui les entoure.

Les enjeux de Kingsbridge ne sont plus liés uniquement à la construction d’églises ou de murs de fortifications, qui ont permis à la ville d’être à la fois plus solidement religieuse, et mieux défendue des attaques extérieures. Il faut à présent trouver comment maintenir la richesse de la ville, alors que la concurrence des marchés européens commence à se faire sentir.

Le personnage principal, Caris, est, par sa force de caractère et son esprit visionnaire, la mieux placée pour tenter de changer ce qui ne va plus dans cette société qui se laisse aller. Elle vous surprendra plus d’une fois au travers de son histoire. Elle est également un bel exemple à suivre dans ses luttes féministes, à une époque où seuls les hommes pouvaient se faire entendre.

Amateurs de bonne littérature historique, précipitez-vous donc acheter “Un monde sans fin”. Comme le dit très justement le journal britannique “The Independent”, “you won’t be able to put it down”, vous ne pourrez pas le lâcher!

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