Il y a quelques mois, je m’étais plongée dans ce grand classique de Bram Stoker, Dracula. Pour prolonger le plaisir et les frissons, c’est “Entretien avec un vampire” que j’ai relu comme autre classique de la littérature vampiresque. J’avais déjà vu quelques scènes du film du même nom, sans avoir trop accroché jusque (sauf aux yeux de Brad Pitt, cela va sans dire…).

Pour le rappel de l’histoire, l’entretien se passe entre un jeune journaliste, qui enregistre les confessions de Louis, vampire depuis quelque deux siècles. Le début paraît un peu long à se mettre en place, car le récit de Louis est souvent entrecoupé des réactions de peur ou de surprise du journaliste, mais on l’oublie ensuite, au fur et à mesure l’on apprend que Lestat, vampire un peu fou et malsain (apparemment ce n’est pas le cas de tous!), l’a transformé afin de pouvoir profiter de sa maison et de son argent. Les débuts de Louis en tant que vampire ne sont pas très positifs, car il a du mal à trouver sa place et à savoir qui il estou ce qu’il est devenu. Il doit apprendre à gérer sa faim ainsi que son corps au rythme des nuits, sans qu’on lui explique vraiment ce qu’il doit faire… jusqu’au jour ou Lestat décide d’avoir un enfant à élever avec Louis, et il transforme Claudia, une petite orpheline de cinq ans.

De ce jour, les questionnements de Louis ne cesseront, bientôt enrichis par ceux de Claudia, souhaitant en savoir plus sur leur essence réelle. Les vampires sont-ils enfants de Satan, comme les croyances les dépeignent? Y a-t-il autre chose que la dualité entre le mal et le bien sur terre?

Nos protagonistes seront amenés à voyager jusqu’à la vieille Europe afin d’en découvrir plus sur eux… mais ne vaut-il pas mieux en savoir le moins possible pour vivre heureux? Chacun y trouvera sa vérité au cœur de ces pages, car même en appartenant à la même espèce, les désirs et aspirations de chacun ne se rejoignent pas toujours.

Comme le journaliste, on se laisse séduire par le vampire, et on est sensible à la sensualité étonnante de ce monde sous-terrain… mais prenez garde cependant, car l’immortalité ne veut pas pour autant dire qu’il n’y a plus de danger…

Il n’y a plus qu’à lire les suites comme « Lestat le Vampire » ou « La Reine des Damnés » pour devenir un vrai spécialiste de cette littérature ! Et d’ici là… méfiez-vous des ruelles sombres…