« Nombre » est une des rares bandes dessinées que je m’accorde à lire pour sortir des indétrônables Astérix ou Lucky Luke, et devrait être plus connue du grand public, alliant à la fois intérêt historique, légendes urbaines et dessins agréables à l’œil.

L’histoire se passe dans l’Angleterre de la première moitié du XIXème siècle, en plein essor du colonialisme en Inde. La jeune Ada, après la mort de sa mère, se voit contrainte à suivre son père en Inde, où il part s’installer. Mais la veille du départ, on vient présenter au scientifique qu’il est un jeune garçon défiguré, à la fois simplet et maniant les nombres avec une dextérité peu commune, ce qui lui a d’ailleurs logiquement donné le nom de « Nombre ». Le père d’Ada ne lui accorde pas d’importance et le renvoie d’où il vient.

Quelques années plus tard, Ada rentre en Angleterre, seule, et va habiter chez son oncle. Mais elle essuie un refus à sa demande d’aller se recueillir sur la tombe de sa mère. Les chemins, dit-on, seraient hantés par un ogre déchiquetant les âmes seules s’y aventurant. Qui est cet ogre, agissant tel un Jack l’éventreur de la campagne ? Pourquoi Ada va-t-elle se montrer si curieuse à son sujet ?

Il n’existe que deux volumes qui se consacrent aux destins croisés d’Ada et Nombre, mais ils sauront vous sortir de votre quotidien sans effort. L’histoire est prenante, les valeurs sont modernes, entre la représentation de deux homosexuels ou la lutte des femmes pour faire leur place dans une société machiste. Shocking, dans l’Angleterre des années 1840 !

Une bande dessinée donc très riche, à lire pour les amateurs du genre et les autres !

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