« Certains prétendent qu’aucun objet ne peut rendre vraiment heureux. »

Assurément, diront les plus anciens. Et les plus jeunes ? Ceux qui, comme moi (euh, ou bien ceux qui ont 20 ans de moins), ont un téléphone intégré à leur main 24h par jour ? J’ai beau jouer les rabat-joie avec mes élèves et essayer de leur faire comprendre qu’on peut vivre heureux avec un bon bouquin, parfois je me prends des coups d’œil assassins quand je les traite de bande de geek dans le couloir, scotchés qu’ils sont à leur écran…

Mais revenons à nos moutons et à cette nouvelle de Bernard Werber, c’est d’ailleurs une élève qui me l’a fait découvrir (oui, tout n’est pas perdu!) à la suite d’un travail en classe sur cette vidéo :

Merci Google pour ce nouvel objet connecté : nous en rêvions… ou pas… ?! (la preuve, cette vidéo date bien de 2013, et franchement, qui avait entendu parler des Google shoes??)

Le point commun avec la nouvelle ? Les objets connectés qui nous entourent et se permettent de commenter nos agissements, humeurs ou envies du moment. Luc, le protagoniste, n’en peut plus d’entendre ces choses jacasser autour de lui alors qu’il prend son petit déjeuner, et commence même à craindre qu’il n’y ait un accident un jour lors du serrage de sa serviette de table ou quand son rasoir décide de s’occuper de sa barbe ! Quant à leurs réactions, ne sont-elles pas un peu humaines ?

Sérieusement, quel événement pourrait nous faire changer d’avis sur ce trop-plein de connectivité ? Nous sommes certes encore loin d’être assourdis par la chaise, la table ou le bol de café, mais le lecteur n’aura aucun effort à faire pour rentrer dans ce court récit d’anticipation. Après tout, claquer des doigts, ou répéter « Ok Google » ou « Cortana » réveillent bien nos objets instantanément depuis deux ou trois ans déjà…

Allez dire aux jeunes de se déconnecter un peu… quand on sera vieux, nous, on sera bien contents d’être connectés à une machine qui nous permettra de faire ce que nos vieux os refuseront. Moi, tout ce que j’espère, c’est que la machine, elle puisse me lire tous les livres du monde. Voilà comment une machine pourra me rendre heureuse…

… Ah mais je suis bête, ça existe déjà ! 😉

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