J’ai toujours adoré les romans un peu « mystiques », ceux qui vous font presque croire à une mauvaise interprétation de l’histoire et qui poussent donc à tout remettre en cause, comme les Dan Brown ou plus récemment dans mes lectures, La formule de Dieu (J.R. Dos Santos). Ici c’est une écrivain française qui s’est lancée dans l’écriture d’un thriller palpitant se passant à Megiddo en Israël, sur le site de fouilles archéologiques menées par le professeur Friedmann.

Lui et la jeune Maya y trouvent un sanctuaire chaldéen datant du VIIe siècle avant J.C. et pensent pouvoir trouver là des réponses sur l’origine de la Bible. Mais stupeur en comprenant que les 12 signes du zodiaque y sont représentés, et que le sanctuaire leur réserve à chacun une chambre souterraine ! Bien sûr cela attire les foules et des groupes religieux présent dans la région, surtout lorsqu’on comprend qu’une malédiction s’abat sur le groupe d’archéologues : chaque jour qui passe, un proche de l’équipe meurt…

Avec l’aide d’un groupe kabbaliste et d’un détaché à l’ambassade américaine, Maya et le professeur commencent une course contre la montre pour faire cesser la malédiction, et les messages sur leur portable leur signalant leur mort prochaine donnent une tension palpable au récit. Le texte est divisé en parties mettant clairement en avant le jour et l’heure, et donnant un rythme soutenu dans l’avancement de l’histoire. L’écriture est simple, sans fioritures, mais on pourra parfois déplorer des raccourcis maladroits pour faire avancer l’intrigue, comme des raisonnements simplifiés dans lesquels le lecteur n’arrive plus à suivre la logique. Cependant, une fois ces passages flous acceptés, la lecture se fait aisément, et en parallèle on pourrait tout à fait imaginer l’adaptation de ce roman à l’écran dans un film à la «Indiana Jones ».

Quelles peuvent être ces révélations sur la Bible pour susciter autant d’émoi à l’internationale et menacer la paix précaire en Israël ? Et comment accepter qu’une malédiction soit vraiment lancée envers les découvreurs du sanctuaire, quand les archéologues ne croient en rien d’autre que la science ? Dieu seul le sait… pour le moment.

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