« La délicatesse », comme son nom l’indique, c’est une jolie histoire empreinte de belles intentions. La protagoniste, Nathalie, rencontre son grand amour au coin d’une rue, et se lance dans une vie à deux douce et sans accroc. Mais un beau jour, le destin y va de ses mauvais tours, et François périt dans un accident. La vie de la jeune femme est chamboulée, l’avenir n’existe plus avec cet homme qu’elle aimait tant, et pendant plusieurs mois, elle se renferme chez elle.

Petit à petit, Nathalie réapprend à vivre en se jetant à corps perdu dans le travail, et essaie de faire fi des démonstrations gênées de soutien autour d’elle. Le lecteur comprend qu’elle va bientôt reprendre confiance en la vie à travers quelques rencontres et ses sentiments reprenant vie.

Ce roman n’est pas un énième récit sur les malheurs d’une femme qui finit par s’en sortir. On sent un niveau de réflexion bien plus travaillé que dans la majorité des livres pour « filles ». D’ailleurs, l’auteur – pour une fois issu de la gente masculine – parvient à poser son histoire avec un point de vue presque scientifique, tout en le mêlant d’une touche d’ironie parfaitement dosée et de vérités générales décalées. Les chapitres sont entrecoupés de courtes remarques sur de petits détails de la vie de nos personnages ou sur des événements véridiques de l’actualité, afin de faire sourire le lecteur et d’inclure sa sphère propre dans le récit.

C’est donc un joli livre à lire tranquillement lors d’un dimanche pluvieux pour vous donner le sourire. Peut-être ferez-vous un rapprochement entre le ton du narrateur et ce beau film « Amélie Poulain », ou regretterez-vous que le texte ne soit pas plus long pour vous emmener plus longuement dans un imaginaire romantique ? S’il y a une morale à retenir, profitez de chaque page comme de chaque jour qui passe…