Les bonnes vieilles tensions entre le village d’Astérix et César sont toujours d’actualité, quand le conseiller en publication, Bonus Promoplus, souffle à César de faire disparaître de ses écrits son dernier chapitre sur les irréductibles afin de ne montrer que sa puissance au peuple romain… ce qui a l’air de fonctionner au vu du nombre de demandes de dédicaces qu’il a reçues !

Stratégie audacieuse mais c’était sans compter sur l’intégrité professionnelle d’un scripte muet, qui décide de confier le chapitre manquant à un colporteur pour que l’Histoire ne soit pas modifiée. Poursuivi par des romains, le colporteur Doublepolémix arrive, doux hasard, dans le village des gaulois afin de bénéficier de leur protection, avant qu’il puisse repartir faire connaître la vérité au pays entier. Panoramix décide de partir voir son ancien maître dans la forêt des Druides pour lui faire mémoriser le contenu du papyrus de César, afin que la tradition orale si chère aux druides permette à ce morceau d’Histoire de ne pas être oublié. Les romains parviendront-ils à récupérer le papyrus ? César fera-t-il basculer dans l’oubli Astérix et Obélix ? Je vous laisse le découvrir !

Quoi qu’il en soit, comme c’est bon de retrouver le monde de nos gaulois préférés ! A chaque page sa surprise, son jeu de mots, son clin d’œil à l’actualité! Aux côtés des références aux nouvelles technologies dans les onomatopées (« twiiit »), des noms de certains personnages liés à la culture moderne (Gasdechix ! Parafarmacix !! Rézowifix!!!!), ou la dénonciation par l’humour de nos mauvaises habitudes (l’influence des horoscopes sur le comportement du quotidien par exemple), quelques scènes cultes et donc ineffaçables feront le bonheur des lecteurs assidus de « l’Histoire » d’Astérix. On retrouve donc bien sûr le banquet final avec sangliers à volonté, ainsi qu’une petite surprise touchante dans les dernières vignettes en hommage aux créateurs initiaux Goscinny et Uderzo…

L’humour est encore et toujours présent dans les textes, mais aussi dans les portraits dessinés (reprenant les traits de Julian Assange, fondateur de WikiLeaks, pour le personnage de Doublepolémix, ou bien de Jacques Séguéla pour le conseiller de César, Promoplus) ,Ces anachronismes pourraient paraître déplacés aux lecteurs de la première heure, mais les codes habituels qui font de cette bande dessinée ce qu’elle est sont toujours là, et le plaisir de la lecture reste… irréductible !

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