A l’occasion du bicentenaire de sa mort, c’était avec un peu d’appréhension que j’ai ouvert ce livre de Jane Austen, après avoir été bercée comme de nombreuses jeunes femmes par son roman « Orgueil et préjugés ». Comment parvenir à oublier Darcy et Miss Bennett?

Contre toute attente, il ne m’a pas fallu longtemps pour me plonger avec délectation dans ce recueil épistolaire, racontant l’arrivée de Lady Susan dans la famille de son défunt mari. Le style d’écriture est délicieux, les personnages sont étonnants, l’ironie est partout, et je n’ai pu m’empêcher de sourire de la première à la dernière page.

Connaissant la plupart des écrits de Jane Austen, écrivain britannique de la fin du 18ème siècle, je me doutais bien que le sujet du mariage entre personnes de bonne famille serait abordé. Mais ma surprise fut grande lorsque j’ai compris que cette fameuse Lady Susan était loin d’être cette gentille héroïne romantique que l’on trouve aussi bien dans « Orgueil et Préjugés », que dans « Raison et sentiments » et « Manfield Park ».

Quelle plaisir de suivre les lettres qu’elle écrit à son amie Mrs Johnson, pleine de venin à l’encontre de ses hôtes, et de machinations pour arriver à ses fins! Quel bonheur de pouvoir la détester en riant de ses attaques contre tout un chacun!

Je n’ai pu mettre ce livre de côté qu’une fois terminé. Dire qu’il a été écrit il y a déjà plus de deux cents ans ne doit pas faire peur aux futurs lecteurs car l’écriture de Jane Austen est surprenante de légèreté et à la portée de tous.

Vous avez dû sentir mon enthousiasme à écrire ces quelques lignes… J’imagine que vous ne partagerez pas tous mon avis, mais, les filles, ce livre est pour vous! On dit souvent que Jane Austen a écrit de la littérature féminine. Peut-être bien, et ça sera aux garçons de nous le dire… en attendant, foncez dans la librairie la plus proche et laissez-vous tenter par ce classique de la littérature anglaise!

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