Avez-vous déjà eu l’impression d’être dans une situation hors du commun et de vous demander comment vous en étiez arrivé là ? Exemple : notre personnage principal, Alexandre, a un accident de voiture et se réveille tout contusionné dans un vieux manoir au fin fond d’une forêt, où le majordome l’aide à se remettre sur pied.

Quelques mystères font surface… qui est le Maître de la maison ? Où est-il ? Et comment se fait-il que personne n’ait emmené le blessé à l’hôpital, s’il était si près de la mort qu’on veut bien lui faire croire ? D’ailleurs, il faudrait prévenir ses proches qu’il est bien toujours en vie, mais toute communication vers l’extérieur paraît impossible… Voilà une vraie épreuve pour Alexandre qui, de plus, fait beaucoup de cauchemars sur son passé et sa situation présente pendant son sommeil.

Le format court de ce récit permet une lecture rapide et une appréhension globale du texte. Les chapitres sont courts (souvent de 1 à 3 pages) afin de donner un rythme soutenu aux rebondissements, et le dénouement est intéressant.

Cependant, on peut reprocher à ce texte un quelque chose révélant un manque de « maturité » ou d’identité propre. C’est un premier « roman » (ou première « nouvelle »), certes, mais mettant trop en scène les clichés du monde gothique : le manoir subissant les affres du mauvais temps, la nuit, l’ambiance pesante, les personnages énigmatiques… et tout ceci, à mes yeux, manque d’enrobage tel que des descriptions bien posées. L’écriture paraît mener « droit au but » et ne s’encombre pas de fioritures qui pourraient pourtant donner de la profondeur à l’écriture. De plus, quelques fautes d’orthographe, de grammaire ou de ponctuation viennent perturber la lecture,

Quoi qu’il en soit, les amateurs du genre pourront apprécier ce récit faisant écho à de nombreuses histoires relevant du gothique anglais, comme celle de Frankenstein. Quelques questions resteront sans réponse : libre à chacun de les inventer.

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