Quelques temps après C’est pas sorcier Harry! , je m’offre le plaisir de lire à nouveau mon auteur chouchou dans une nouvelle série (pour le moment deux tomes) contant les aventures de Newton Poppleford, et ce premier volume répond à toutes mes attentes !

Ceux qui fréquentent les salons littéraires doivent connaître l’auteur Gordon Zola et son travail fait de parodies et de pastiches en tous genres. Ici, non seulement on a une histoire originale avec des personnages bien inventés pour l’occasion, mais on a aussi tout un tas de clins d’œil à des œuvres déjà existantes, explicites ou non. Ainsi l’introduction, plaçant le contexte dans le sud de l’Angleterre, a un ton à la Harry Potter : poésie et humour permettent de décrire où vivent le protagoniste Newton, presque 15 ans, inventeur à ses heures perdues et enquêteur pour l’agence de la Licorne Bleue, et sa grand-tante.

Newton a reçu plusieurs e-mails du monde entier ces derniers temps, lui demandant son aide car plusieurs enfants ont disparu alors qu’ils jouaient tous au même jeu vidéo, Apocapolis. Il parvient à s’envoyer dans le jeu via une de ses inventions afin de sauver les enfants, et demande à un ami d’appuyer sur un bouton pour le ramener sans sa chambre avant que 5 heures ne se soient écoulées. Malheureusement, au bout de 5h rien ne se passe pour Newton, et il doit avancer dans le jeu en déjouant ses pièges jusqu’à la dernière étape !

Au fil du jeu, le lecteur trouve avec délectation des références culturelles aux générations des années 70 à 90 : Jumanji (tomber dans un jeu), Alice au Pays des Merveilles (le lapin banc), Mario (le passage dans les tuyaux), Indiana Jones (l’aventure), les Goonies (l’amitié et l’entraide entre les enfants), Mary Poppins (la promenade dans le tableau) ou Peter Pan et L’île au Trésor (le passage sur la planche du bateau pirate), tout y passe! De plus, on reconnaît la plume de Gordon Zola, qui glisse toujours quelques jeux de mots ici et là sans pour autant détourner notre attention de l’histoire. Le récit est fluide, sans trop de fioritures, car c’est avant tout un roman jeunesse, mais un vocabulaire un peu travaillé permet aux adultes de prendre du plaisir dans la lecture pour se laisser totalement aller à l’aventure. Les différents tableaux du jeu, variés, colorés et visuels, donnent aussi un rythme soutenu et évitent l’ennui ou la répétition, et seraient une base parfaite pour la création d’une série télé ou d’un film ! C’est tout ce qu’on peut espérer afin de prolonger le plaisir !

Quant à moi, je suis conquise, et j’y ai laissé quelques heures, mais j’ai fini le jeu… euh, le livre ! 😉

Publicités