Quel voyage dans le temps et l’espace avec le premier tome des “Enfants de la Terre” de Jean M. Auel, “Le Clan de l’ours des cavernes”! L’histoire se déroule il y a 35000 ans, chose peu commune dans un roman, et se focalise sur le personnage d’Ayla, adoptée par le Peuple du Clan après que sa famille a été engloutie par un tremblement de terre alors qu’elle n’avait que 3 ou 4 ans. Le hic? Ayla est née d’un autre peuple, les “Autres”, et elle ne partage pas les caractéristiques physiques du peuple qui l’accueillit. Cependant, malgré son degré d’évolution supérieur, elle parvient à se faire une place dans la tribu commandée par Brun, et est adoptée par Iza, la guérisseuse. Cependant, les autres restent sur leurs gardes, soucieux de leurs différences majeures.

L’entrée en matière est très prenante, car on suit cette toute petite fille dans ses pérégrinations pour survivre après la perte de sa famille. Comment une telle enfant peut-elle survivre dans ce monde préhistorique, que l’on sait hostile et dangereux? Forcément, le lecteur s’attache à elle, et veut de tout cœur qu’elle s’en sorte. A son arrivée dans le clan, elle doit apprendre à communiquer avec les autres, et régresser même dans son mode de langage qui n’est pas encore à la portée du Peuple du Clan, si différents physiquement de l’homme “moderne”.

Durant les quelques années qui suivent, le lecteur voit Ayla grandir et devenir une jeune femme, du haut de ses 10 ans! Elle devient très vite maman, ce qui d’ailleurs m’a été compliqué d’admettre, n’ayant pas la même échelle de temps en tête que celle de nos lointains ancêtres! Les vieillards s’éteignaient bien avant d’atteindre leurs 40 ans et les jeunes créaient leur foyer à 11 ou 12 ans… ça donne un coup de vieux…

Je pense réellement que si vous souhaitez vous dépayser, et oublier votre présent, il est indispensable d’ouvrir le roman de Jean M. Auel. Non seulement vous en saurez plus sur vos ancêtres, mais vous apprendrez aussi quel était le quotidien des hommes préhistoriques : modes de vie, méthodes de chasse, rites et croyances… A ce propos, la préface du roman dans la collection Pocket, écrite par le Directeur du Centre national de préhistoire, insiste sur le fait que l’auteur s’est incroyablement documentée pour recréer et restituer l’époque d’Ayla au plus proche de la réalité, tant au niveau des techniques de chasse que du mode de vie.

L’histoire en tout cas est vraiment prenante, et il est difficile de se défaire du livre! Cependant, il est difficile de mémoriser le nom des personnages au début, car phonétiquement proches les uns des autres, et renvoyant pour la plupart à des bruits ou grognements facilement prononçables (j’ai pris des notes sur un post-it!)… mais l’écriture est tellement visuelle et le rythme si agréable que je vais très vite ouvrir le deuxième volume. Je vous proposerai donc la suite de mes impressions sur la saga des “Enfants de la terre” d’ici peu ! A très vite !

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