I like to be in America!
O.K. by me in America!
Ev’rything free in America
For a small fee in America!

Tout le monde connaît ces paroles et les a déjà fredonnées ! En effet, West Side Story a marqué son temps avec sa réécriture de Roméo et Juliette, tout en y insufflant quelque chose de très moderne.

Dans le New York des années 50, deux gangs s’opposent : d’un côté les Sharks, qui sont de jeunes émigrants ou enfants d’immigrants de Portorico, et de l’autre les Jets, appelés les « américains » par les autres. Régulièrement les deux groupes se battent dans la rue, et la police garde un œil sur eux. Un soir, les deux gangs se retrouvent face à face à une soirée dansante, mais ils tentent de rester chacun de leur côté sans faire de vagues. C’est à ce moment-là que Tony, des Jets, et Maria la jolie portoricaine, ont un coup de foudre. Amour impossible car, comme Roméo et Juliette, leurs deux « familles » ne se supportent pas… et on connaît la fin de l’histoire tragique de Shakespeare ! L’écriture d’Arthur Laurents a-t-elle permis aux personnages d’avoir un destin différent ?

Présenté sous forme de comédie musicale, West Side Story alterne les scènes chorégraphiées (on comprend mieux qui a influencé la création artistique de Michael Jackson sur Bad ou Thriller!), les chansons et les dialogues. Les thèmes musicaux comme « Maria » ou « Tonight, tonight » de la fameuse scène du balcon – ou plutôt ici des escaliers de secours ! – restent longtemps en tête après la fin du film et accompagnent les deux amoureux à la perfection. Cependant, si on est sous le charme de la belle Maria, Tony, sa démarche et son sourire un peu trop gentillet paraissent désuets aujourd’hui !

Pourtant, malgré les presque 60 ans du film (si si!!), le thème de l’immigration est toujours d’actualité, que ce soit aux États-Unis ou à l’internationale. Au sein du groupe des portoricains, les points de vue diffèrent : faut-il profiter de la richesse américaine afin de rentrer au pays avec plein d’argent en poche, tout en dénigrant le pays d’accueil ? Ou bien faut-il tenter d’intégrer le pays hôte et atténuer sa culture d’origine ? Les tensions raciales sont donc au cœur du scénario, et les effacer avec un métissage serait-il possible dans les années 50 ?

Avec des réflexions intéressantes sur l’identité culturelle ou l’origine sociale, nul doute que ce film dépasse la simple tragédie amoureuse et justifie sa présence dans les grands films classiques !

Publicités