Lecture préhistorique oblige après ma visite de Lascaux pendant l’été ! En effet, maintenant il faut mémoriser les informations distillées par les guides sur différents sites en passant par l’écrit et en confrontant les différents récits ! Ainsi, j’ai su de qui le narrateur parle quand il mentionne les Magdaléniens (hommes ayant vécu entre -17 000 et -12 000, ainsi nommés d’après le village de la Madeleine en Dordogne, où l’on a trouvé des vestiges de leur passage) sur son premier essai. Il retrace l’évolution des hommes de Neandertal et de Cro-Magnon au fil du temps et tente d’expliquer comment certains homo sapiens ont pu en venir à créer des peintures sur les parois au fond de certaines grottes. En effet, comment naît l’idée ? Et à l’époque où se nourrir et se protéger étaient les préoccupations quotidiennes, pourquoi la tribu acceptait-elle de nourrir une paire de bras qui ne ramenait rien au groupe de substantiel ?

La deuxième partie de ce recueil d’essais est une réflexion sur l’évolution de l’homme face à la nature. Entre instinct et réflexion sur les phénomènes naturels, on se pose de nombreuses questions sur le rôle que l’homme lui donnait, ainsi que, comme dans le premier essai, sur sa relation aux animaux des peintures pariétales : était-ce un rituel finalement ?

Le dernier essai se démarque car il se focalise plutôt sur les alignements de Carnac, datant d’environ 4 000 ans avant notre ère, et il tente de comprendre comment l’homme est parvenu à déplacer ces monolithes de plusieurs tonnes alors que la mer n’était pas au niveau actuel. Le lien avec les magdaléniens est chronologique et géographique, car l’homme, avec le réchauffement de la planète suite à la dernière période glaciaire, a du se diriger vers le nord pour suivre les troupeaux de rennes… et se serait perdu !

Le ton ne reflète pas celui des essais scientifiques habituels. D’ailleurs, trop peu d’éléments scientifiques précis sont donnés ici pour rentrer dans cette catégorie. Cependant, la réflexion est basée sur les observations réelles de ces périodes, et agrémentée de métaphores, d’humour, d’anachronismes et de ponctuations adressées au lecteur, qui doit « imaginer », se mettre à la place de ces hommes. Ainsi on entre dans un univers plutôt visuel grâce aux descriptions parcellaires des paysages, animaux ou apparences des hommes, mais aussi poétiques grâce à une distanciation des codes scientifiques.

Ces quelques photos personnelles pourront illustrer la réflexion de l’auteur. Si certains hommes préhistoriques étaient artistes, ce n’est pas forcément mon cas… !

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