Ça me fend le cœur de devoir aborder, pour une fois, un livre que je n’ai pas apprécié… Mais il le faut pourtant, si je veux être fidèle à mon envie de partager avec vous toutes mes lectures, qu’elles m’aient plu ou non. De plus, le nom de l’auteur ne doit pas vous être inconnu, car Hugh Laurie est l’interprète du fameux Docteur House! Connu tout d’abord en faisant le comique aux côtés de Stephen Fry en Grande-Bretagne, puis jouant au docteur maboule sous couvert de Lisa Cuddy, il a ensuite tenté sa chance en chantant du blues sur son fantastique album “Let them talk”. Fan de toutes ses facettes, je me suis finalement intéressée à sa plume, persuadée que j’allais l’apprécier.

J’ai trouvé un point commun à toutes les facettes de l’interprète : l’humour décapant, décalé et très British! La première moitié du livre est très drôle dans le ton proposé par le narrateur. Mais cet humour s’essouffle petit à petit et laisse place aux aventures pas très reluisantes du personnage principal, le londonien Thomas Lang.

On entame le récit in medias res, en plein dans un combat entre le narrateur et un certain Rayner. On a du mal à comprendre pourquoi ils en sont venus aux mains, qui a raison et qui a tord. Le narrateur est le personnage principal, et distille les informations vraiment au compte-goûte, ce qui, je l’avoue, m’a vraiment gênée. A la moitié du livre, on ne sait toujours pas qui est vraiment Thomas Lang!

Cette bagarre n’est que le début d’un dédale de rencontres et de situations le menant face à de gros bonnets américains, vendeurs d’armes et manipulateurs de masses. Je n’ai pas trop compris en quoi il était LA personne incontournable qui pourrait aider les américains à vendre leur nouveau Super Hélicoptère de Guerre, ni pourquoi il n’arrivait pas à sortir de cet engrenage.

L’ennui arrive à peu près à la moitié du roman, car l’histoire paraît vraiment tirée par les cheveux, et m’a poussée à abandonner la lecture de ce livre, chose que je ne l’ai pas faite depuis… dix ans peut-être? Cet univers de bagarres, armes et courses poursuites est trop plein de testostérone pour me donner envie de savoir la fin, toute cousue de fil blanc, j’imagine. Je suppose donc qu’il libère la fille et parvient à déjouer les vilains plans que les américains avaient imaginé pour lui?

Qu’avez-vous pensé de “Tout est sous contrôle” ? L’avez-vous aimé? Détesté? Convainquez-moi que je dois tenter ma chance à nouveau avec ce roman !

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