Avec un titre pareil, on a déjà compris que le best seller de Dan Brown a été parodié et transposé dans un monde, disons, très très gay…! Le point de départ de l’histoire est à peu près le même que dans le “Da Vinci Code”, avec la mort du conservateur du MATH (Musée des Arts et Traditions Homosexuels), dont le corps a été retrouvé habillé d’une marinière Jean-Paul Gaultier et la tête affublée d’une casquette en cuir…

L’universitaire quinquagénaire Charlus Glandon, et son jeune premier de neveu, Cédric, se lancent dans l’enquête pour savoir si le Vatican ou les Templiers sont à l’origine du meurtre… Très vite, les choses se compliquent et ils se mettent en fuite.

Le rythme de l’histoire est aussi bien respecté que dans l’histoire originale, car on passe régulièrement de nos deux protagonistes à Guazinella, définie comme “drag-queen de combat” et travaillant pour le Maître, sombre personnage à la recherche du “Grand Piquet”, un secret gardé par l’association de la “Vieille Tente” depuis des millénaires.

J’ai ri comme jamais du début à la fin du récit, tant le style est drôle et décalé! Bienvenue dans un monde où la “normalité” est l’homosexualité et l’homoparentalité, et où les hétéros sont montrés du doigt! Le narrateur joue avec les clichés liés de près au monde homosexuel, et nombreux sont les personnages célèbres cités pour étayer la richesse de ce réseau! On trouve aussi des clins d’œil à la chanson française, telle celle de Charles Aznavour, “Comme ils disent”, ou à la peinture de la Renaissance avec une superbe description de la Joconde… à chaque page sa surprise et son allusion culturelle, un vrai bonheur!

La société homosexuelle est mise en avant à travers ses décors hauts en couleur, mais aussi ses petits travers ou ses codes de communication. Quoi qu’il en soit, c’est un Must pour ceux qui ont envie d’en savoir plus sur elle! Cependant, on imagine déjà les milliers de personnes défilant régulièrement dans les rues pour la « manif pour tous » prendre un air outré à l’idée d’une telle apologie de l’homosexualité… alors gardons ce petit bijou d’humour et de décalage loin des regards profanes ! ;-p

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