Pendants les premières pages du fameux “Roman de la momie” écrit par Théophile Gautier et publié en 1858, j’avoue que je me suis demandé ce que je faisais là, dans cet univers égyptien brûlant, entourée d’un aristocrate anglais et d’un allemand transpirant cherchant à découvrir un tombeau et sa momie. Les descriptions étaient bien longues et bien difficiles à comprendre au vu du vocabulaire utilisé, et qui m’a sans doute fait passé à côté de belles images virtuelles.

Mettons les soucis de compréhension de côté, en rappelons-nous que l’écriture de 1858 n’est pas l’écriture contemporaine, le style doit avoir vieilli… En persévérant, le style sait téléporter à l’époque décrite dans ce texte, et une fois la fin du prologue, une momie a été découverte, accompagnée d’un texte retranscrit ensuite en français composant ce “roman de la momie”.

Enfin on entre dans le vif du sujet ! Qui était cette momie si bien conservée? Pourquoi avait-elle été placée dans un tombeau aussi richement décoré?

Vous allez donc entrer dans un monde vieux de 3500 ans après avoir lutté à chaque instant – comme les chercheurs de momies ! – pour lire le prologue jusqu’au bout, étant essentiel à la compréhension du texte le suivant. Et là, vous ne regretterez rien : bienvenue au temps des pharaons fastes et puissants, au temps d’une Egypte forte et rayonnant sur le monde entier, au temps des beautés égyptiennes faisant tourner la tête!

Au fil du texte, l’écriture se fait plus fluide, le vocabulaire plus commun, à moins que ce soit le lecteur qui finit par se trouver à l’aise? Les descriptions riches à vous faire tourner la tête laissent peu à peu la place au récit, et aux aventures de Tahoser, la momie découverte dans le prologue. Vous serez entraîné dans un déchaînement d’amour, de fuite, de guerre et de fléaux s’abattant sur l’Egypte et les personnages principaux…

Nul doute que ce roman soit maintenant un classique : en choisissant de l’ouvrir, vous ne pourrez que voyager dans l’espace et dans le temps, et être témoin de l’histoire… de l’Histoire.

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