« Désordre et sentiments » semble tout droit sorti de la lignée des bouquins pour filles : après avoir survécu au vomi d’un gars bizarre dans une cellule au commissariat, la narratrice dévoile rapidement les points communs qu’elle et sa sœur peuvent avoir avec les héroïnes les plus connues de la romancière anglaise Jane Austen… leur point commun le plus évident ? Leur relation aux hommes , bien sûr ! Mais avant ça, comment ont-elles pu être enfermées comme des criminelles ?

La relation entre les deux protagonistes est très fusionnelle. Elles se disent tout (enfin presque) et peu importe ce que peut en dire le mari de l’aînée ! Alors un soir, quand Lili appelle sa grande sœur en pleurant, pas moyen de la laisser ainsi ! Il va falloir trouver un moyen de la consoler…

Le style est plutôt fluide, mais il y a beaucoup de jeux de mots ou de style qui manquent un peu de naturel… et rendent aussi la narratrice assez pénible ! Pas désagréable, mais on la sent speed, et elle veut trop en donner ou en mettre plein la vue au lecteur, comme ces gens qui remplissent l’espace sonore de peur de manquer de temps pour dire tout ce qu’ils ont à dire ! Le format court du récit en est peut-être la faute, mais finalement sur la dernière partie du récit on passe outre et on comprend enfin le passage au commissariat.

A lire entre deux romans pour s’aérer la tête, mais n’arrêtez pas votre jugement sur Anna Gavalda à partir de cette nouvelle, elle fait bien mieux sur ses romans !

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