Vous avez sans doute déjà lu “Croc-Blanc” de Jack London pendant vos années collège, mais avez-vous déjà lu son essai intitulé “Ce que la vie signifie pour moi”? Les réfractaires à la lecture pourront peut-être revoir leur approche car le texte est très court (une petite vingtaine de pages), et à caractère autobiographique. L’écrivain a choisi de se dévoiler à travers cette réflexion sur la vie, sur le rôle de l’homme dans la société, et surtout sur sa nature.

Dès son enfance, Jack London avoue avoir toujours été attiré par le haut de l’échelle sociale, qu’il visualise comme un bâtiment dans lequel on passe d’un étage à un autre. Son rêve, malgré ses origines modestes, est de pouvoir passer aux étages supérieurs, et vivre dans l’opulence de la haute société.

Pour cette ascension, il se lance dans une série de petits boulots, comme vendeur de journaux ou pirate, étant parvenu à acheter un petit bateau! Petit à petit, il parvient à se hisser dans les étages supérieurs, tantôt travailleur, tantôt penseur. Il se découvre socialiste, au hasard des rencontres, et devient l’homme à avoir dans les salons.

Mais cela ne dure qu’un temps car il comprend que l’homme ne peut être à la fois capitaliste et socialiste, malgré ce qu’on essaie de lui faire croire! Quel place peut alors lui correspondre dans la société? Comment respecter son opinion, et ses rêves d’enfant?

Ce texte est étonnant par sa modernité : pourtant écrit au début des années 1900, il parle au lecteur d’aujourd’hui, citoyen d’un monde où il sait que le capitaliste ne respecte pas le travailleur, et que l’homme ne se respecte pas lui-même, partagé entre matérialisme et nobles pensées pour ces pauvres gens qui n’ont rien.

Bien sûr, on peut penser que Jack London est bercé par des idées très naïves sur son monde du début du XXème siècle. Cependant, son envie de réussir, peu importe le chemin, fait la beauté de ce texte, et redonne le goût à l’effort. Il paraît même indispensable de le faire connaître au plus grand nombre, car il rappelle les principes fondamentaux du travail, de l’effort physique, de la place qu’on veut se donner dans la société et de la volonté d’y arriver. Bel essai à lire donc, que vous adhériez ou non à ces idées!

Publicités