Qui peut bien vouloir passer son après-midi devant « Le magasin des suicides », ce film d’animation français au doux nom prometteur ? Eh bien croyez-le ou non, c’est un bon moment qui vous attend !

Le début du film paraît très glauque : couleurs grises, pluie, personnages malheureux aux cernes noirâtres, et une famille qui tient un lieu des plus étonnants, une boutique qui permettant de mettre fin à vos jours de toutes les manières qui soient en ces temps de crise. Le couple conseille donc les suicidaires et leur propose un service adapté à leur personnalité ; quant aux enfants, ils sont aussi tristes que les autres… jusqu’à la naissance d’Alan, le petit dernier qui, dès son plus jeune âge, sourit et babille à qui le regarde !

Quelques années passent et Alan a grandi mais pas perdu sa bonne humeur. Il décide avec ses copains de trouver un moyen pour faire cesser la morosité ambiante. En parallèle, le père commence à se laisser dépasser par ses sentiments et se laisse lui aussi aller au malheur…

On se doute que l’histoire se terminera plutôt bien, au vu des couleurs vives qui s’installent petit à petit à l’image, et la bonne humeur qui gagne du terrain. Peu de surprises pour ce film d’animation réalisé par Patrice Leconte et sur un roman de Jean Teulé donc bien français, mais il a le mérite de sortir des sentiers battus par la manière dont le sujet de la crise et la déprime des français est traité. La bande-son, au-delà des chansons des personnages expliquant leur situation, est limitée au « Y’a de la joie » de Trenet et n’envahit pas le film, mais donne bel et bien envie de bouger et d’aller chercher un peu de bonne humeur même au plus profond !

Allez, on sort de la morosité et on bouge, le printemps est presque là !