Rien que le nom de Stephenie Meyer peut faire acheter un bouquin aujourd’hui, non ? Je fais peut-être partie des très rares à ne pas avoir lu la saga « Twilight », mais par contre j’avais adoré son récit de science-fiction « Les âmes vagabondes »… est-ce que ce sera encore le cas avec un thriller tapant dans l’espionnage, que je trouve d’habitude terriblement ennuyeux ?

Il faut croire que je devrais arrêter d’avoir l’esprit bien arrêté sur des trucs comme ça : du moment où j’ai ouvert « La chimiste », je n’ai pas pu le lâcher ! Très rarement je me suis identifiée aux protagonistes d’un roman… ou alors il devait avoir vraiment de nombreux points communs avec moi, et ici, même si Alex a tout pour ne pas me ressembler, je m’y suis cru : petite, passe-partout, un dossier brillant en sciences physiques, et un emploi dans la sécurité intérieure comme chimiste et… tortureuse ! Ou plutôt bourreau, car les services secrets américains lui ont souvent demandé de faire parler leurs prisonniers comme des terroristes présumés ou des membres de la mafia en s’aidant de ses concoctions maison qu’elle injecte dans les veines pour torturer sans laisser de traces. Cependant un jour elle devient une cible à abattre car elle en sait trop : elle fuit pendant des mois, des années, tuant les tueurs à gage qui finissent par la retrouver… jusqu’au jour où un gros bonnet la recontacte en lui expliquant un cas extrêmement difficile qu’elle seule pourrait aider à résoudre, et il en irait de plusieurs centaines de milliers de vies ! Contre toute attente, elle rempile tout en gardant ses habitudes de cavale – on ne peut faire confiance à personne – et trouve le nouveau sujet à faire parler… Bien sûr les choses ne se passent pas comme prévu, car les services secrets l’ont trompée et fait travailler sur un tout autre objectif : ramener à la surface un autre ancien espion se faisant passer pour mort !

Même si dès sa rencontre avec Daniel on se doute qu’un lien va les unir et que les services peuvent leur tomber dessus à tout moment, on accepte le pacte avec l’auteur et on se laisse pleinement porter, la curiosité mise à toute épreuve pour savoir si ça se termine bien ou non. L’écriture met en avant principalement les actions et parfois la psychologie d’Alex, mais ne dévoile jamais, comme notre espionne, son plan avant de l’avoir lancé ! Malgré tout, tous les ingrédients pour faire un bon roman sont là : de l’action et de bonnes bagarres, du sang, de l’amour, des chiens dévoués à leurs maîtres, de l’humour, des méchants contre des gentils, de grosses voitures, et… et pourtant si ailleurs ça peut en rebuter certains, on en redemande et on en veut d’autres ! C’est donc LA lecture de l’été, si vous manquez d’idées !

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