En temps qu’heureuse maîtresse d’une chatte siamoise, je me dois de lire tout ce que je trouve non seulement sur les chats, mais surtout sur les siamois ! Avec leur comportement bien particulier ils sont des compagnons à qui il ne manquerait plus que la parole… quoique la mienne sait parfaitement se faire entendre quand il le faut ! Les chats de Qwilleran sont eux aussi des siamois, et Koko, le mâle, paraît avoir un sens presque surnaturel de comprendre ce qui va se passer ou s’est déjà passé ! Ainsi, il a déjà permis à son maître de résoudre des mystères, et cette histoire en est une de plus (comme souvent, j’achète des livres au feeling, sans regarder si ce sont des suites…) !

Qwilleran est journaliste à succès dans le journal local, et il décide d’aller passer quelques jours de vacances dans le comté de Mooseville, à « 600 km au nord de partout », dans la région des Grands Lacs au nord des États-Unis. Il y a hérité d’un chalet, ce qui lui permet d’avoir son petit pied-à-terre, et il a ses petites habitudes avec les commerçants du coin. Tout le monde l’accueille toujours chaleureusement, et il va de visite en rendez-vous avec chacun, se laissant porter par les invitations. Cependant, à son arrivée les autochtones sont troublés : un jeune randonneur aurait disparu sans laisser de traces… Sans surprise, Koko le chat retrouve le jeune homme, mort et enseveli sous le sable de la plage… comment est-il possible qu’il ait pu ressentir sa présence et guider son maître jusque là ?

On sait que le corps est retrouvé très vite, mais pourquoi ce secret autour de sa disparition ? Les habitants du comté ont aussi l’air très attachés à la légende des Visiteurs venus d’ailleurs, qui survoleraient le lac régulièrement à la nuit tombée… Qwilleran ne rentre pas dans le jeu, mais cela ne l’empêche pas de s’amuser de ce qu’il voit, jouer avec ses chats, et aller lire son journal à l’hôtel du coin ou boire un verre dans le magasin d’Elizabeth… Le lecteur ne ressentira pas de grand moment de suspense en se laissant porter par les mots, mais prendra du plaisir à suivre le journaliste pendant ses vacances et rencontrer tout ce petit monde du village. Le ton est assez proche du conte, mais il contient de nombreuses références littéraires pas toujours évidentes à saisir, ce qui en fait un texte plus mature et complexe, et très plaisant pour qui souhaite se détendre en lecture jusqu’à la dernière page.

Bien sûr je trouve que les chats restent trop discrets dans ce texte, mais je n’en ai probablement jamais assez… vous non plus peut-être ? Tenez, voilà un clin d’œil de ma siamoise !

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