Le premier volume de « Silo » m’avait impressionnée par sa capacité à rendre l’impression de huis clos et par son originalité… et il ne m’en fallait donc pas plus pour attiser ma curiosité et ouvrir le second volume. On prend un peu de distance avec l’histoire originale car les premiers chapitres se focalisent sur l’an 2049, date à laquelle commande est passée à Donald, député américain, pour construire un abris anti-nucléaire à proximité d’un lieu qui devrait accueillir des déchets nucléaires. Ainsi, au cas où il y aurait des soucis sur le site, les employé pourraient vivre en autonomie sous terre pendant quelques temps ! Ce qu’il n’avait pas compris, c’est qu’il avait mis le doigt dans un engrenage, et qu’on ne lui a pas dit toute la vérité sur le but de ce silo… aurait-on su à l’avance qu’il faudrait créer des abris pour protéger l’homme d’attaques extérieures ?

En parallèle, certains chapitres se focalisent sur ce qui se passe dans les silos 17 et 18 dans les années 2300, ainsi que dans le silo 1, le centre névralgique de la gestion des silos. Combien y en a-t-il ? Et comment gérer les populations des silos, qui montrent de plus en plus de nervosité et d’agressivité ? Enfin, les dernières pages du tome 2 rejoignent les dernières pages du tome 1, la boucle est bouclée, et on a une vue plutôt globale de l’histoire de ces silos… Le tome 3, « Générations », montrera-t-il la suite de ce monde post-apocalyptique ? On l’espère !

De manière générale, ce récit est plutôt bien mené, créant un suspense réel grâce aux va-et-viens entre les périodes de création des silos et de tensions 300 ans plus tard, mais aussi entre les différents silos. L’apparition de techniques de cryogénisation pour conserver certaines personnes à travers les âges paraît cependant maladroite, ainsi que les raisons pour lesquelles les silos ont été créés, mais le lecteur pourra mettre cela de côté afin de se concentrer sur la (sur)vie dans les silos.

Le 3ème tome m’attend déjà sur mon étagère, mais malgré la curiosité de savoir ce qui peut se passer ensuite, j’ai besoin de reprendre mon souffle avec une lecture plus aérienne peut-être ? A bientôt !

Publicités