Quand j’ai pu approcher Patrick Poivre d’Arvor à la manifestation littéraire des Ecrivains chez Gonzague fin août, il a eu l’air surpris que je ne découvre son premier roman que maintenant, 36 ans après sa sortie ! Mais il s’est très gentiment plié au jeu des signatures 🙂

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Et ce premier roman, il faut avouer que c’est avec une grande dextérité et sensibilité qu’il a été écrit. Le jeune Alexis, d’une dizaine d’année, est témoin du suicide de son père qui se jette dans la Seine. Après avoir prévenu les secours, il parvient à échapper à la police pour rentrer seul chez lui, désormais orphelin, et il trouve dans la boîte aux lettres un petit paquet contenant un carnet. Avant de disparaître, le père a décidé d’écrire à son fils sur sa jeunesse, et surtout la belle histoire d’amour qu’il a vécu avec sa mère, absente jusque là dans l’histoire – est-elle partie ? Décédée?

Ainsi se dévoile la vie des « enfants de l’aube » nommés dans le titre, et cet amour qui les a liés le temps de leur histoire. Cependant, au vu de la scène de suicide du début, on se doute qu’elle n’a pas bien terminé, alors comment Tristan, le père, a-t-il pu en arriver à abandonner son fils pour préférer mourir ?

L’écriture est soignée, profonde, poétique, le narrateur du carnet étant un amoureux de la littérature classique. Ainsi le lecteur est happé par la beauté de la langue, de même que par le point de vue du récit. De plus, les sentiments ressentis sont dépeints avec une grande intensité et ne laissent pas indifférent. J’ai eu les larmes aux yeux à plusieurs reprises au cours de ma lecture, chose qui ne m’est pas souvent arrivé jusque là ! Je n’ai aucune idée si les autres romans de PPDA sont aussi aboutis ou touchants, lui qui a publié une soixantaine d’ouvrages, mais il est sûr que ce premier roman montre son grand talent de conteur et qu’il fait réellement partie du monde des écrivains incontournables.

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