Il commençait à dater, le dernier coup de cœur sans retenue et le voilà pourtant ! Sans aucune attente particulière sur ce film, je n’étais même pas sûre d’avoir vu la bande annonce en entier avant d’y aller. Ma curiosité sur le changement physique de l’acteur principal et le plaisir d’entendre « Bohemian Rhapsody », dans mon top 5 des meilleures chansons du monde, m’ont donc poussée à suivre Farouk, ou plutôt Freddie, pendant plus de deux heures.

Hormis la coupe de cheveux terrible des années 70/80 dans sa jeunesse et ses dents en avant qui prennent autant de place à l’écran que dans sa bouche, on entre vite dans l’histoire de la future star : sans réel plan de carrière, lui qu’on destinait à de petits boulots de « Paki » (lui d’origine perse / indienne) devient chanteur dans un groupe sans vraie prétention. Très vite pourtant, il marque les esprits par sa personnalité extravertie sur scène, et la créativité du groupe s’en suit. S’il paraît être le meneur du groupe avec sa grande gueule, chacun trouve pourtant sa place et il apparaît vite, sauf pour lui, que leur équilibre est d’être ensemble.

Le succès arrive très vite et les tournées mondiales se suivent pour ce groupe qui en vient à battre des records. La vie amoureuse de Freddie en pâtit quelque peu et il comprend que ce n’est pas qu’avec Mary qu’il veut passer sa vie, car il est bisexuel, puis la révélation du sida arrive bien après les fêtes débordant d’alcool et de drogues, entouré de dizaines de gens sans visage ne comblant pas sa solitude.

J’ai été soufflée par la manière dont les images sont filmées : la série de gros plans sur les visages permet de faire connaissance avec chacun d’entre eux de manière assez intime, mais à l’opposé les scènes de concert en grand angle dévoilent la grandeur des mises en scène et de l’effet du groupe sur le public. La scène finale, d’ailleurs assez longue, est époustouflante car Freddie Mercury chante comme si c’était le dernier concert qu’il donnait, et la caméra, tantôt à ses côtés, tantôt au dessus du public, crée un réel événement même pour le public d’un cinéma. En sortant de la salle d’ailleurs, nombreux étaient ceux qui, comme moi, ne tarissaient pas d’éloges ! Si la voix originale de Queen a été gardée sur l’interprétation des chansons, il apparaît sur la fiche du film que certaines scènes chantées ont été doublées (je ne m’en suis pas rendue compte), et on se souviendra de la performance de Rami Malek, qui a su reprendre avec brio la manière de bouger si particulière de Freddie Mercury sur scène. Un acteur à suivre, et peut-être oscarisable ?

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