800 pages lues en quelques jours, et mon incapacité à lâcher ce roman montre bien que je suis tombée, comme des millions d’autres personnes, dans le piège tendu par l’histoire d’Hardin et Tessa ! Un best seller, oui, et d’accord, il commence à dater, mais peu importe, parfois il me faut du temps pour m’y mettre ; cependant j’ai aimé me faire bousculer comme Tessa à son arrivée à la fac de l’état de Washington : elle va devoir partager sa chambre avec une fille tatouée aux cheveux roses !!

La narratrice, bien sous tout rapport et visant l’excellence scolaire, doit apprendre à lâcher prise quand elle rencontre ce punk désagréable, ami de sa coloc. On le sait, de nombreuses belles histoires d’amour en littérature ont commencé par de la haine et l’amour a un jour triomphé entre eux, et c’est exactement ce qui se passe ici, malgré les plusieurs centaines de pages de patience qu’il faut tourner pour qu’Hardin devienne plus sociable, moins lunatique, et que Tessa sache lui poser des limites.

Le beau ténébreux a des secrets qui le perturbent jusque dans ses rêves et il lui faut toute la douceur de Tessa pour parvenir à les exprimer. La jeune fille, quant à elle, abandonne son petit ami du lycée et se brouille avec sa mère afin de vivre librement et faire ses propres choix… a-t-elle raison de croire en son histoire avec Hardin ? De lui donner son cœur et son corps alors que la passion ne lui permet pas de prendre un recul nécessaire à la réflexion ? Après tout, il faudrait peut-être qu’elle arrête de tout analyser et qu’elle vive pleinement…

Malgré les clichés habituels sur l’arrivée à la fac des petits nouveaux tels que les fêtes alcoolisées dans les fraternités, la perte de la virginité ou de sa raison et l’amour a priori impossible entre deux personnes que tout oppose, on se laisse prendre au jeu. Les chapitres se suivent sans laisser d’ellipse dans le récit et il est donc teeeeellement facile de se dire « Allez encore un ! Puis encore un ! » que l’on perd un peu la notion du temps ! Les scènes de rapprochement physique entre Hardin et Tessa tiennent aussi le lecteur en haleine car elles décrivent parfaitement la passion naissante entre deux jeunes gens, classant ce texte dans un genre érotique à peine pudique mais pas choquant pour le jeune public du début du XXIème siècle. Nul doute sur les raisons du bon accueil de ce roman, mais je me demande quand même ce que l’auteur aura pu trouver à dire pendant les quatre volumes à suivre, ET le préquel « Before »… A suivre, rapidement j’espère après une scène finale scotchante, et d’ici la sortie du premier film au début de l’été 2019 !! (petite déception sur le choix de l’acteur incarnant d’Hardin, qu’on pouvait espérer plus sombre?)

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