Ceci n’est pas une grosse comédie, même si la couverture a de quoi surprendre ! Deux essais se cachent sous ce titre, écrits par un auteur américain reconnu ayant même fréquenté la sphère parisienne dont Raymond Queneau ou Anaïs Nin dans les années 1930.

Le premier essai, intitulé « Ils étaient vivants et ils m’ont parlé », se focalise sur les bibliothèques de livres que l’on peut avoir chez soi. En effet, quel lien aux livres a-t-on lorsque l’on décide d’en collectionner à la maison ? Lesquels choisit-on d’avoir, d’ailleurs, ceux que l’on a toujours aimé ou ceux que l’on aimerait lire un jour ? Henry Miller a écrit ce texte sans savoir que j’étais un cas d’école à accumuler tous les romans possibles… !

Le 2e essai, « Lire aux cabinets », renvoie à une action bien plus concrète : que faites-vous lorsque vous êtes bien confortablement assis sur le trône ? (sous-entendu que vous ne soyez pas dans le Paris de son époque qui ne proposait que des WC à la turc, si siii, souvenez-vous de ces trous où on devait faire bien attention de ne pas s’éclabousser le bas du pantalon!) Si vous faites partie de ces gens qui n’ont jamais le temps de ralentir le rythme, alors il peut être idéal d’emmener un bon bouquin avec vous… Une aventure ? Un essai philosophique ? Un journal ? S’en suit une interrogation personnelle sur les rêves du narrateur ayant révélé qu’il avait écrit un livre dans un de ces rêves, alors serait-il possible de le faire dans la réalité ?

Le ton est globalement sérieux mais l’ironie n’est jamais loin, quoique l’humour de « Lire aux cabinets » est jouissif ! Cependant d’autres passages sont plus obscurs et m’ont un peu perdue, notamment sur des auteurs dont je n’ai jamais entendu parler. Le style est en tout cas très soutenu et agréable à lire et le 2e essai mérite d’être plus connue par sa modernité !