Dépaysement agréable sur cette petite île du Massachusetts : touristique l’été, elle apporte un peu de vie et développe l’économie locale pour tenir bon toute l’année. Ainsi la petite libraire d’A.J. Fikry vit au rythme des allées et venues des touristes ainsi que des représentants des maisons d’édition pour remplir les étagères. Mais A.J. a un caractère de cochon depuis que sa femme est décédée, et il ne les accueille pas toujours comme il faut. Cependant, un beau jour il part courir pour se débarrasser des restes de sa cuite de la veille et quand il revient, il trouve une petite fille de deux ans, Maya, assise au milieu des rayons accompagnée d’un mot expliquant qu’on lui confie l’enfant. Comment peut-on avoir l’avoir abandonnée ainsi ? C’est sûr, il ne peut pas la garder, il ne s’est jamais occupé de petits !

Les jours, semaines et années passant, on voit l’évolution d’A.J. et des îliens qui l’entourent, permettant une vision globale de sa vie alors qu’en même temps la narration donne une impression d’huis-clos. Les descriptions des paysages se font si rares que le monde paraît s’arrêter aux murs de la librairie. Ainsi on la voit évoluer pour varier les services et devenir étonnamment un microcosme d’ouverture sur le monde grâce aux fiches conseil de lecture d’A.J. intercalées entre les chapitres et l’espace de rencontre entre public et auteurs.

La plupart des textes mentionnés sont de grands classiques mais quelques noms m’étaient pourtant inconnus… ce qui bien sûr a attisé ma curiosité et surtout une immense envie d’avoir ma propre librairie pour fédérer les gens et parler culture !

Malgré ce que peut laisser penser la couverture, ce n’est pas qu’un feel-good book car tout n’est pas rose dans la vie d’A.J. et l’incertitude plane jusqu’aux dernières pages. Cependant les amoureux des livres y trouveront leur compte et étancheront leur soif de textes divers et variés qui viennent ponctuer la vie de souvenirs ou références et, qui sait, de passion…

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