Je ne lis pas souvent de livre jeunesse, et encore moins les formats courts. Je me dis toujours que plus c’est long, plus c’est bon, au vu de mon expérience aux côtés de Harry Potter ou Scarlett O’Hara ! Mais après ma critique sur Ennerya, Annie J. Ledoux m’a gentiment envoyé ce spécimen pour nourrir mon blog… parfait pour élargir mes horizons !

La MIN est une organisation constituée de « chasseurs », ces humains formés pour tuer les monstres qui ont pu passer le portail entre deux mondes pour venir ennuyer les terriens. Basée dans le nord est des États-Unis, elle est proche d’une de ces portes afin d’être réactive si des humains sont tués… et c’est ce qui se passe dans le premier chapitre. Le chef de la MIN et ses deux enfants sont retrouvés statufiés dans leur propre maison ! Méduse serait-elle passée par là ?

La narratrice, une chasseuse proche des victimes, ne laissera pas passer cet affront, et elle est prête à tuer tout ce qui se mettra en travers de sa route pour venger la mort de cette famille qui l’avait en quelque sorte adoptée. Avec un caractère bien trempé et une langue acérée elle mène l’enquête avec l’aide d’autres chasseurs et de leurs « familiers », ces êtres mi-animaux mi-humains, et un homme étrange… beau comme un dieu… mais c’est bien un dieu !!!

Ce premier volume promet de belles aventures pour les publications qui suivront, car les règles établies sont surprenantes et permettront de nombreux retournements de situation. Le choix des monstres donne aussi à l’imaginaire toute liberté puisqu’en incluant des divinités antiques ou des êtres issus de différents folklores et mythes on pourra jouer avec des genres différents.

Ce premier volume place le contexte et est peut être un peu long à s’installer, mais il a le mérite d’attiser la curiosité et d’ouvrir un champ des possibles. Les personnages, quant à eux, s’ étofferont au fil des volumes, et la narratrice découvrira ce que son destin lui a réservé, si tant est qu’elle en ait envie !

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Quant à la mise en forme, on pourra peut-être regretter la mise en page, avec des lignes très courtes laissant une grande partie des pages non utilisée et des paragraphes non justifiés, le but étant probablement de ne pas rentrer dans les cadres pré-établis. Le public visé étant la jeunesse, pourquoi pas… et les illustrations type manga pourront plaire, même si le choix narratif ne fait à aucun moment penser à la littérature japonaise. Quelques références sexuelles sont cependant à prendre en compte pour viser les jeunes adultes plutôt que les ados, si vous deviez offrir ce livre.

Malgré cela, le suspense est bien présent et on apprécie la prise de risque. A suivre ! 🙂

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