D’habitude ce sont les peintres créatifs qui sont en haut de l’affiche, ceux sur lesquels on veut parler ou écrire… mais là, le seul talent de notre peintre, c’est de copier, qu’il le veuille ou non, des peintures ou des styles déjà existants ! Pas moyen donc de montrer sa créativité sans que son travail rappelle ce qui a déjà été fait, et c’est pourquoi notre narrateur devient professeur de dessin, au début de sa carrière, afin d’assurer un revenu fixe pour élever sa fille après avoir perdu sa femme en couches.

Au fur et à mesure des rencontres et des années, il devient illustrateur de livres, puis copieur de tableaux : il les reproduit à une échelle différente et après quelques années finit par assumer ce talent, mais il devient finalement faussaire et produit des tableaux qu’il signe de noms un peu connus. Son entourage l’aide à trouver des commandes, et il gagne suffisamment d’argent pour aider sa fille dans ses études de musique, en passe de devenir un prodige au piano. Mais l’histoire peut-elle continuer ainsi longtemps, quand on flirte avec l’illégalité et que les amis ne sont pas toujours fiables ?

Le style est simple, peut-être trop, dans le sens ou ce roman pourrait ne pas laisser grand souvenir à son lecteur par sa forme après quelques semaines. Malgré un thème intéressant avec l’art pictural et sa réception dans le monde, ainsi qu’une tentative d’approche originale avec un faussaire bien loin des gros méchants qu’on peut imaginer, il manque une touche de couleur ou d’âme supplémentaire pour en faire un chef d’œuvre. Cependant, il est probable que le lecteur regarde à deux fois les tableaux « fraîchement découverts » de grands noms de la peinture en se demandant si ce sont bien des originaux… Encourageant pour un second roman, non ?

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